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Lieu : Rodez, Aveyron, France

Je suis curieux de tout.J'adore le bénévolat,agir pour des causes humanitaires.J'aime beaucoup communiquer avec mes amis du Quebec et L'Australie. Je rêve de gagner au loto pour pouvoir les rencontrer et visiter leurs beaux pays

lundi 11 juillet 2011

UN EXPLOIT


LE HERO DES COCCINELLES

Trêve de bavardages. Aujourd'hui, je donne la parole à Ludovic chorgnon surnommé Ludo le Fou. C'est l'idole des coccinelles. Samedi 9 juillet il a couru l'Altriman des Angles un très difficile triathlon. Il a fait ceci pour Patrick qui attend un fauteuil électrique qui n'est pas pris en charge par la sécurité sociale (voir aussi anciens textes)


Départ 5h30 tellement à la bourre que je me présente au lac 10 secondes avant l'heure de départ ... Il fait 7 degrés ça caille sévère en tenue de natation. C' est parti sauf que petits problèmes de feux et de bouées et voila que je me perds dans le lac (il fait nuit noire et je ne vois que mes mains donc pas facile). Pas grave même si je mets 13 minutes de plus que d'habitude. Je me suis promis de me plaindre de rien car tout est bénin par rapport à la situation de Patrick.

Ma transition vélo est pas trop mauvaise pour une fois sauf qu'il fait 10 degrés, je grelotte et n'arrive pas à bouger mes doigts des mains comme des pieds. C'est parti pour 196 kilomètres de folie à vélo. En 60 kilomètres je crève 2 fois et dois même changer de roue arrière (problème elle n'est pas prévue pour la montagne ) mais bon je me suis promis que rien ne serait grave et que quoi qu'il arrive rien n'arrêterait Patrick (je ne suis que ses jambes et c'est bien lui qui court). Des cols de folie, des routes dangereuses et surtout la canicule.

Au point qu'à midi il fait 35 degrés et je suis brûlé au deuxième degré sur les épaules et derrière le dos et les bras. J'ai des cloques de lymphes de partout mais comme prévu ce n'est pas grave. Patrick rien ne t'empêchera d'aller au bout. 10heures plus tard j'en ai fini de ces cols de dingues que j'ai monté pour certains à 6km/h en doublant du monde. Niveau physique j'ai mal nulle part c'est le top pour un gars pas entraîné surtout quand je vois l'état de mes camarades.

Transition course à pied éclair et je suis galvanisé. Je cours à 14km/h comme si je venais de débuter. Je décide au bout de 8kilomètres de lever le pied par sécurité. Et paf la pluie. Ça continue les galères mais toujours par grave on va le faire ce marathon Patrick même si la pluie à 1700m c'est froid ... Avec ma tenue détrempée ça me brûle l'entrecuisse mais pas de quoi changer l'allure. Et alors que je pars pour attaquer 2 côtes à 10% (2 murs de 3 kilomètres !!!) voici l'orage et la grêle.

Je savais que vu ma chance ce n'était pas fini ! La grêle sur mes cloques ouille ouille ouille mais toujours pas de quoi m'arrêter. J'ai même le sentiment que ça nous rend plus fort Patrick et moi car comme promis sur les genoux ou les coudes on finira quoi qu'il arrive. Au 30eme kilomètre petit coup de mou car je n'arrive plus à boire et à manger depuis 5 kilomètres et ça ne pardonne pas. Alors tant pis je me fais mal et je me force. Trois kilomètres plus tard j'arrive de nouveau à courir à une allure raisonnable.

Mais jamais nous n'avons marché Patrick et moi. Je termine même mon marathon à 14km/h dans le dernier kilomètre pour arriver sans douleur sur le podium les bras en l'air la musique à fond sous les applaudissements de la foule qui découvre ma tenue "unis face au handicap" et que tous ces kilomètres ont été fait par et pour Patrick. 16h23 ou 26 je ne sais plus d'effort et même pas mal.

Enfin 1 heure plus tard une fois que j'ai vu un médecin pour mes brûlures et un ostéopathe pour mes muscles (je me suis déplacé une cote qui devenait douloureuse au niveau des pectoraux en forçant à vélo) mes muscles se raidissent et je suis pris de fièvre qui me fait claquer des dents de façon incontrôlable et me donne envie de vomir. Bah c'est rien juste l'addition que me présente mon corps qui n'était pas entraîné. Une bonne nuit et le tour est joué
Patrick on l'a fait. Ta plaque et ta polaire de Finisher t'attendent !


Deuxième témoignage:

Ce week-end Patrick et mes jambes courions l’Ironman des Angles comme prévu. Et probablement comme un signe du destin, tout ne fut pas facile, mais nous y sommes arrivés. Patrick, moi et vous qui avez décidé d’acheter des kilomètres pour le fauteuil roulant que Patrick ne pouvait pas se payer. Sans surprise rien ne pouvait arrêter notre élan, malgré les 7° au départ, les 35° à midi (avec des brûlures et des cloques sur les épaules me concernant), une erreur de parcours en natation, les crevaisons et l’obligation de changer de roue durant la partie vélo, la pluie en fin d’après midi ou encore l’orage et la grêle pour finir la course à pieds … (16h26 d’effort soit 3h30 de plus qu’Embrun pour ceux qui connaissent !!)

Alors pour couper court tout de suite aux messages déjà reçus, non faire un Ironman n’a rien d’extraordinaire. Ce qui l’est c’est de s’occuper au quotidien d’un handicapé dans l’indifférence totale, c’est de vivre avec un handicap et de devoir accepter d’être diminué et exclu d’une multitude d’activités pourtant classiques, enfin ce qui est extraordinaire, c’est vous qui avez eu conscience qu’il y a tellement de problèmes plus graves que nos petits soucis quotidiens et qui avez su donner, quel que soit la hauteur du don.

Concernant les dons nous serons probablement encore loin des 19.000€ recherchés et pourtant nous n’aurons jamais été aussi près. D’ici quelque temps je reviendrai vers vous avec des informations précises sur le montant total des dons afin que chacun sache précisément à quoi il a contribué. En tout cas avec près de 300 kilomètres vendus la somme sera loin d’être négligeable.

Et comme toujours me concernant d’ici quelques jours, un petit compte-rendu avec photos pour vous faire revivre cette aventure. En attendant un petit résumé sommaire vous attend sur le blog de Bobo la Terre et le mien/


http://bobolaterre.canalblog.com
http://ludo.le.fou.free.fr

Patrick n'a toujours pas son fauteuil. Tu peux encore acheter des kilomètres pour l'aider. Merci pour lui !